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Le chemin de Stevenson en autonomie - Jour 2

La lumière du jour me réveille, il est 6H du matin, la rosée a perlé sur le sursac et le ciel est légèrement voilé. Je me lève tant bien que mal dans cette légère humidité, avale mon thé et quelques biscuits, pli le campement et me voilà parti en direction du Bouchet-Saint-Nicolas.

J'ai une pensée pour mes grands-mères d'hier qui ont remonté ce grand plateau en fin de journée !

Arrivée au Bouchet-Saint-Nicolas

J'arrive dans le village autour de 8H, tout est fermé. Je tourne un peu pour trouver une fontaine et en avançant je trouve enfin un endroit pour faire le plein de mes trois litres d'eau.

Je passe devant la statut de Stevenson et de son ânesse Modestine, finalement je ne connais rien de lui, mais tout le monde en parle ! Je marche avant tout pour moi et je fais son itinéraire parce que ça à l'air sympa et balisé, mais je n'hésiterais pas à le modifier si l'envie m'en prend !

Statut de Robert Louis Stevenson et de Modestine

Sur le grand plateau qui mène à Landos, des vaches broutaient une herbe magnifique parsemée de rosée. On se trouve à 1200 mètres d'altitude. Le chemin est bon, me permettant d’avaler les quelques kilomètres en peu de temps.

En arrivant à Landos des étalages sur la place du village me font m'arrêter sur ce petit marché pour acheter quelques pêches et du fromage de chèvre directement au producteur.

Descente sur Arquejols

La journée s'enchaîne, descente, puis montée, puis descente... Avant d'arriver à Arquejols, des vaches bien curieuses viennent me saluer en se demandant ce que je pouvais bien transporter !

Vaches

Après une très longue montée, je fais une pause afin de savourer une pêche en pleine conscience, comme le préconise Christophe André dans le chapitre du livre « Se changer, changer le monde » que je suis en train de lire.

Une petite pause - Guillaume Bodin

En continuant, je me rends compte que la montée n'était pas vraiment terminée ! Je rétrécie les sangles du Carrix pour mieux tirer. Et me voici enfin au sommet avec les plus belles vaches que j'ai croisé depuis le début ! Déjà elles ont des cornes et en plus elles ont l'air d'être heureuses. Les petits veaux sont un peu affolés à mon arrivée, mais ils finissent tout de même par se rapprocher !

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Depuis où je suis j'aperçois Pradelles et Langogne en contrebas, je décide de m'arrêter déjeuner.

Ce midi ce sera pâtes à l'huile d'olive et au tamari (sauce soja traditionnelle), une courgette crue, la fin de mon gruyère et un bout de chèvre que je viens d'acheter sur le marché.

Pause déjeuner - Guillaume Bodin

Après une bonne sieste, plusieurs randonneurs qui me suivaient le matin me passent devant. Je les rattrape et nous discutons un peu en redescendant jusqu'à Pradelles.

Arrivé au village, je cherche de l'eau que je trouve à la fontaine sur la place. Rien n'indique que cette eau est non potable, je me sers...

Puis j'entame la descente vers Langogne, mon genou droit commence à me tirer, il faut que je fasse attention, il y a quelques années qu'il me tire comme une petite sciatique lorsque je fais des efforts !

Pradelles

Chèvre et Cabri

Descente vers Langogne

En arrivant à Langogne, je ne peux résister à me laver les pieds, les jambes et les dessous de bras dans l'Allier. Un randonneur passait par là, il me demande des renseignements sur le Carrix car il se tape un lumbago carabiné et essaye de trouver une solution. Je lui donne le prospectus de François Joncourt, l'inventeur... En espérant que tout le monde y trouve son compte.

À Langogne, j'achète quelques abricots et retire de l'argent, je commence à sortir de la ville et je pense à vider mes poubelles puis je continue.

Langogne

J'avais repéré que le GR 70 faisait un grand détour, je décide de prendre le GR 700 en direction de Luc. Je fais confiance à mon instinct pour trouver un endroit pour bivouaquer, le premier emplacement ne me semble pas adapté. De gros nuages arrivent ! Je prends une première averse avec de la grêle ! J'ai du mal à imaginer ma nuit... Je continue d'avancer, mon instinct me dit que ça ne va pas être si terrible. J'arrive enfin à l'endroit marqué d'une petite croix sur la carte et je trouve l'endroit que je cherchais pour passer la nuit. J'ai un arbre un peu feuillu pour m'abriter.

À peine installé, de gros coups de tonnerre retentissent dans le ciel. On se croirait dans un des films de Miyazaki avec des lumières et des nuages de formes étranges. Quelques minutes plus tard, une grosse averse tombe, je m'abrite comme je peux sous l'arbre et mon poncho. Puis tout s'arrête, j'essaye de faire à manger entre deux averses et je mange dans cette ambiance un peu humide.

Bivouac sous les arbres

Ce que j'ai mangé ce soir-là

J'avais acheté des protéines de soja que j'ai fait cuire en même temps que la soupe histoire de gagner du temps. J'ai grignoté quelques fruits secs...

Ce que j'ai lu ce soir-là

Le chapitre 3 du livre «  Se changer, changer le monde  »

Pleine conscience : la révolution au cœur de soi par Jon Kabat-Zinn

jon kabat-zinn

Professeur de médecine émérite à l'université du Massachusetts, il a fait de la méditation un outil de soin utilisé dans plus de 700 hôpitaux à travers le monde.

Dans la langue parlé à l'époque du Bouddha, le pali, le mot utilisé pour désigner la méditation était « bhavana », que l'on traduit littéralement par cultiver, se familiariser. Il n'est pas évident de manière spontanée, de cultiver une intimité avec soi-même, mais c'est une piste intéressante. Nombreux d'entre nous remettent ça à plus tard, mais c'est maintenant qu'il faut le faire. Il est important de savoir que la véritable pratique méditative est une façon d'être, pas une technique : c'est plus que se tenir assis, sur un coussin ou un tapis. La pratique embrasse toute notre vie, instant après instant et concerne les choix que nous faisons ; elle nous ouvre les yeux sur des habitudes. Il est tellement facile de regarder sans voir, de manger sans rien goûter, de ne pas sentir le parfum de la terre humide après une averse, et même de toucher les autres sans être conscient des émotions que l'on échange.

La pratique de la marche à pied, si elle devient longue et un tant soit peu pénible, oblige à la pleine conscience de ses mouvements, de notre respiration, de nos difficultés, elle nous oblige à être à l'écoute de la nature, aux odeurs...

Dans la pratique de la pleine conscience, on entre en résistance avec la force de l'habitude et on travaille les muscles du calme, de la clarté mentale, du discernement.

Les conseils pratiques de Jon Kabat-Zinn

Suivez ce qui vous inspire

Si la méditation est votre source d'inspiration, pratiquez la culture de la pleine conscience de toutes les façons possibles et imaginables, comme si votre vie en dépendait – parce que c'est le cas.

Soyez créatif

Le monde a profondément besoin que chacun d'entre nous consacre tout son être à mettre en avant son imagination, sa créativité et son amour. En fait, c'est un besoin urgent, vital.

Incarnez votre vérité et votre amour instant après instant

La question n'est pas tant «  Je me change et ensuite le monde change  », que d'êtres déjà ce que vous êtes, dans votre plénitude, dans toutes les dimensions de ce qu'être humain veut dire. Il s'agit d'incarner votre vérité et votre amour instant après instant, jour après jour, aussi pleinement que vous le pouvez, dans les moments agréables, mais aussi dans les moments difficiles.

Lorsque vous vivez ainsi, le monde est déjà différent, dans des proportions qui semblent infimes, à peine significatives. En fait, ce qui paraît petit n'est pas petit. Ces transformations sont gigantesques  et leur pouvoir de guérison est immense, à l'intérieur comme à l'extérieur.

Se changer, changer le monde

Mots-clés: step by step, photo, randonnée, chemin de stevenson, velay

 

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Le realisateur de documentaire Guillaume Bodin au domaine de la soufrandiere à Vinzelles Guillaume Bodin

Je voulais devenir vigneron en biodynamie mais les traitements chimiques ont tout remis en question. Je me suis reconverti dans le documentaire.

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